Le lit est vaste, corrompu, tendre et nuageux en sa présence. Les horreurs de la nuit, tous ces frétillements exagérés, ce feu, un oubli de soi convoité pendant les six derniers jours du mois. C'est chaud, brûlant et on ne peut sortir de ce mensonge inextricable, descendre de cet arbre, sortir de ce labyrinthe que seule notre imagination créé quotidiennement.
Laisser les clés ailleurs, dans la chambre d'à côté, étage supérieur, ne surtout pas invoquer celui qui meurt à petit feu, sur un lit fait d'épines, trop large pour le réel, imaginatif. Mettre ce collier autour de son cou, signe d'adieu, l'étrangler jusqu'à ce que justice soit brisée, que sa voix ne puisse vibrer pour rien d'autre que la haine. Ressasser ce frôlement de deux êtres, ne pourtant vouloir que la viande, son élasticité, la vigueur des tendons, devenir cannibale.
dimanche 6 mars 2016
mercredi 2 mars 2016
Inachevé 008 Rite de retour en blog
Une journée pour se morfondre, baver et vomir, repeindre le mur de sang de vache et d'excréments de porc, obtenir une couleur qui défie le prisme de la vie. Commencer le rite par des incantations d'apitoiement sur soi, cette bouche trop ouverte, cette haine profonde des liens verts et fragiles, ce besoin constant d'être ailleurs, hors de la forêt, hors de soi pour ne parler qu'aux âmes des autres.
Ne pas terminer le rite.
Ne pas terminer le rite.
lundi 8 février 2016
Inachevé 003
D'abord ce brindille qui se tort et transmet la flamme. Le soleil regarde et approuve le sec qu'il engendra se tordre et devenir rouge, allusion à lui même, puis le noir qui peu à peu signe l'effondrement, le retour à la cendre frontière de l'inerte et de la poussière.
Chaque jour, tu empruntes la route adjacente et te baignes dans cette poussière que tu es, que tu seras tôt ou tard. Pour l'instant, tu contemples ce spectacle du retour à la cendre, symbole du corps et de l'âme que l'on répand dans le fleuve.
Maintenant ne reste plus que l'épine dorsale, tout ce qui avait l'écorce bien rigide et ne servira désormais qu'à alimenter le feu de bois, entre trois cailloux fondamentaux.
Chaque jour, tu empruntes la route adjacente et te baignes dans cette poussière que tu es, que tu seras tôt ou tard. Pour l'instant, tu contemples ce spectacle du retour à la cendre, symbole du corps et de l'âme que l'on répand dans le fleuve.
Maintenant ne reste plus que l'épine dorsale, tout ce qui avait l'écorce bien rigide et ne servira désormais qu'à alimenter le feu de bois, entre trois cailloux fondamentaux.
dimanche 31 janvier 2016
Inachevé 002
Quand on a rien senti, toujours assis à l'intérieur, à dévorer les mots des autres, frissonner à la lueur d'une bougie; la nuit est sombre d'un retard qui plus tard tuera le songe dans l’œuf. Les mots d'un autre, pas de feu, pas de récits glorieux contés par la grand-mère. Tout ce qui reste d'elle c'est ce foulard à motifs carrés dans lequel mon héritage était précieusement attaché. Ce qui m'est légué, c'est une lutte, une bouche bien trop ouverte, une main large en sévices, quelques cris, quelques cheveux retirés pour l'éternité.
Les vagues sont un prétexte aux rêves, ivresse, la terre est creuse, le protégé ne voit pas la haine grandissante, juste les principes, une bouteille jetée à la mer mais pas d'amour en retour, juste une épave gluante qui se fracasse en rejoignant la rive.
Les vagues sont un prétexte aux rêves, ivresse, la terre est creuse, le protégé ne voit pas la haine grandissante, juste les principes, une bouteille jetée à la mer mais pas d'amour en retour, juste une épave gluante qui se fracasse en rejoignant la rive.
samedi 30 janvier 2016
mercredi 2 décembre 2015
Paysage
Nous sommes présents autour de cette table passagère
Touché rugueux odeurs de sissongho chants d'insectes
Festin des sens au rythme du temps qui s'égrène
Être seul c'est-à-dire loin du paysage
Touché rugueux odeurs de sissongho chants d'insectes
Festin des sens au rythme du temps qui s'égrène
Être seul c'est-à-dire loin du paysage
Le voyage se fait dans nos coeurs
Remonter l'histoire de nos vers
Tous ces bruits de femmes rouges
Un bosquet sentier de la mémoire
Toutes ces boues qui nous fermentent
Remonter l'histoire de nos vers
Tous ces bruits de femmes rouges
Un bosquet sentier de la mémoire
Toutes ces boues qui nous fermentent
Maintenant le sol est noir et humide
Nous nous courbons pour la caresse lente
Ce toucher qui definit l'ici comme le chez soi
Le sein maternel la voix de l'ami
Nous nous courbons pour la caresse lente
Ce toucher qui definit l'ici comme le chez soi
Le sein maternel la voix de l'ami
dimanche 9 août 2015
Être
Suis dans cette geôle idéale
Corps
s’affaisse
Porte close et fenêtres secrètes
Au-delà c’est la mort
Champ de maïs
Une seule lampe
Pour éclairer une vie
Ce trop que l’on ne digère
Cette foi meuble
Hantise des morts et des déchets
Comme une vie éparse
A la frontière de l’oubli
Amour résiduel
On croit voir ce qui n’existe pas
Porte close et fenêtres secrètes
Au-delà c’est la mort
Champ de maïs
Une seule lampe
Pour éclairer une vie
Ce trop que l’on ne digère
Cette foi meuble
Hantise des morts et des déchets
Comme une vie éparse
A la frontière de l’oubli
Amour résiduel
On croit voir ce qui n’existe pas
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